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Fortes chaleurs : faut-il changer sa façon de se déplacer ?

2 juin 2026

Fortes chaleurs : faut-il changer sa façon de se déplacer ?

Marche, vélo, transports en commun, voiture… Quand les températures grimpent, quelques adaptations peuvent rendre les trajets beaucoup plus supportables.

Quand il fait 35 °C, un trajet que l’on effectue sans y penser le reste de l’année peut rapidement devenir pénible. Dix minutes de marche jusqu’à la gare, quelques kilomètres à vélo ou une attente prolongée à un arrêt de bus n’ont plus tout à fait le même impact.

Pour autant, il n’est pas nécessaire de laisser systématiquement le vélo au garage ou de prendre sa voiture à chaque déplacement. Le plus efficace est souvent d’adapter son trajet plutôt que de changer complètement de mode de transport.

Décaler son trajet peut suffire

C’est probablement le premier réflexe à adopter. Quatre kilomètres à vélo à 8 heures du matin et quatre kilomètres à 15 heures ne constituent pas vraiment le même trajet. Lorsque c’est possible, partir plus tôt le matin ou attendre la fin de journée permet de continuer à marcher ou à pédaler dans de bien meilleures conditions.

En période de forte chaleur, l’heure de départ devient presque aussi importante que le mode de transport choisi.

À pied ou à vélo : chercher l’ombre plutôt que le chemin le plus court

Nos applications de navigation cherchent généralement à nous faire gagner quelques minutes. Mais lorsqu’il fait très chaud, faire un petit détour par des rues arborées ou un parc peut être beaucoup plus agréable que suivre le chemin le plus direct en plein soleil.

C’est justement l’idée de Fraichoù, un service web lancé en 2026. Au lieu de rechercher uniquement le trajet le plus court, il s’appuie notamment sur les bâtiments, les arbres et l’heure de départ pour proposer un itinéraire piéton plus frais.

Pour les Seine-et-Marnais qui poursuivent leur trajet à pied vers Paris, l’outil peut déjà être utile (l’outil ne couvre pas encore l’intégralité du territoire francilien). Surtout, il illustre une évolution intéressante : demain, nos calculateurs d’itinéraires pourraient prendre en compte le confort thermique, et pas seulement le temps de parcours.

Pour le vélo, le raisonnement est similaire. Une rue arborée, une allure moins soutenue et éventuellement l’assistance d’un VAE permettent de limiter l’effort. Mais un vélo électrique ne protège pas du soleil : aux heures les plus chaudes, mieux vaut réduire la durée d’exposition.

Dans les transports, attention aux temps d’attente

Train, RER ou bus peuvent être de bonnes solutions lorsqu’il fait chaud. Mais il faut regarder le trajet porte à porte. Quinze minutes de marche jusqu’à une gare puis dix minutes d’attente sur un quai exposé peuvent devenir la partie la plus inconfortable du déplacement.

Dans ce cas, la meilleure solution peut être de modifier uniquement le début du trajet : prendre le bus plutôt que marcher, rejoindre la gare à vélo le matin, covoiturer avec un voisin ou utiliser ponctuellement la voiture pour le rabattement.

En Seine-et-Marne, où les distances jusqu’aux gares peuvent être importantes, combiner plusieurs modes est souvent plus pertinent que d’opposer voiture et transports en commun.

Et la voiture ?

Lors d’un épisode de forte chaleur, utiliser ponctuellement sa voiture n’est pas incohérent, notamment pour transporter un jeune enfant, une personne fragile ou éviter une longue exposition au soleil.

Il faut simplement garder en tête qu’un véhicule stationné au soleil chauffe extrêmement rapidement. L’aérer avant de partir et ne jamais laisser quelqu’un dans l’habitacle, même quelques minutes, restent des précautions essentielles.

Et si plusieurs personnes réalisent le même trajet, autant en profiter pour covoiturer.

Le bon trajet n’est pas toujours le plus rapide

Finalement, la chaleur ajoute simplement un nouveau critère au choix de son déplacement. Habituellement, on regarde surtout le temps, le prix et la distance. Pendant les fortes chaleurs, il faut ajouter l’exposition au soleil, l’effort physique et les temps d’attente.

Cela peut conduire à partir une heure plus tôt, faire cinq minutes de détour pour rester à l’ombre, utiliser un vélo électrique plutôt qu’un vélo classique ou rejoindre une gare autrement.

 

Pas besoin de révolutionner ses déplacements : quelques adaptations peuvent suffire pour continuer à se déplacer confortablement, même lorsque le thermomètre grimpe.

 

 

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Sources

Météo-France – Canicule et forte chaleur : comment se protéger

Ministère chargé de la Santé – Recommandations en cas de vague de chaleur

Hit West – Canicule : un Breton lance une application pour marcher à l’ombre

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